Stress, pleine conscience et programme MBSR

Le stress est bien présent dans la vie des français, il est même de plus en plus ressentit au fil des années.

Il touche tout type de profil : jeunes, vieux, hommes ou femmes …

50% des français se disent “assez” ou “très stressés”.

 

Le stress peut être défini comme l’ensemble des réponses d'un organisme soumis à des pressions ou contraintes de la part de son environnement.

Chez les hommes et les animaux, le stress est un mécanisme physiologique d’adaptation/de survie.

Les composantes physiologiques du stress

Ce mécanisme déclenche, une réaction du système nerveux (volontaire et autonome) et du système neuroendocrinien notamment, un augmentation de la sécrétion d’adrénaline, qui accélère la fréquence cardiaque et dirige le flux sanguin vers les muscles ; augmentation du taux de cortisol, qui entraîne un surplus d’énergie.

Il permet ainsi une mise en tension corporelle et psychique importantes et rapides dans le but d’assurer la survie à travers trois grands mécanismes :

  • la fuite,
  • l’attaque,
  • la prostration (quand ni la fuite ni l’attaque ne sont possibles) voire sidération.

Après quelques minutes, une fois le danger écarté, l’organisme puise dans ses réserves d’énergie et libère d’autres hormones (endorphine, dopamine et sérotonine) pour un retour au calme.

La notion de stress « perçu » : les composantes cognitives et émotionnelles du stress

Le modèle de stress transactionnel établi en 1984 par le psychologue Richard Lazarus part du principe que la réaction aux agents stresseurs externes est déterminée significativement par les pensées, les jugements et les notations de l’individu d’une situation déterminée du moment. Ainsi, le stress survient quand une personne est confrontée à des demandes qu’il évalue comme excédant ses propres ressources pour les maîtriser et ainsi engendre un déséquilibre.

 

Ainsi, ce n’est pas l’intensité du stimulus qui explique la réaction plus ou moins forte mais l’évaluation de la situation de la personne concernée et la signification que cette personne donne au stimulus qui enclenchent ou non les mécanismes de stress.

 

Cette conception a dégagé la notion de « stress perçu ». Alors que le stress objectif est considéré à partir des stresseurs externes, définis comme des facteurs déclenchant, le stress perçu est lié à l’évaluation qu’en fait chacun en tant que menace ou défi pour lui- même. Ce qui est stressant, c’est « la discordance ressentie entre les ressources existantes et perçues comme insuffisantes et les contraintes de la situation ».

 

Le stress perçu est influencé par deux types de facteurs :

  • des facteurs personnels qui peuvent être cognitifs, motivationnels ou dispositionnels (affectivité positive, internalité, anxiété, dépression)
  • des facteurs situationnels (imprévisibilité, ambiguïté, incontrôlabilité)

Les sources du stress sont multiples : individuelles (maladie, handicap), familiales, professionnelles (relations hiérarchiques, type de profession), sociales (conditions de vie, niveau socioéconomique, ethnie).

 

En dégageant les diverses composantes cognitives et émotionnelles du stress, l’approche biopsychosociale met l’accent sur le fait que l’évaluation subjective est plus importante que les faits objectifs.

Comment le programme MBSR et la méditation peuvent nous aider à faire faire au stress ?

On le sait donc, chaque personne a une façon différente, personnelle, de réagir aux facteurs de stress : ainsi, certaines personnes réagissent d’avantage que d’autres au même agent stresseur.

 

Ceci est une bonne nouvelle (si, si !) : en changeant la façon dont nous entrons en relation avec les événements stressant, nous pouvons en réalité changer notre expérience et non plus réagir de manière automatique mais répondre de façon consciente (et moins stressante).

Nous pouvons y arriver en cultivant notre capacité à percevoir notre expérience dans son contexte global, comme nous nous entrainons à le faire durant les méditations et tous les exercices du programme MBSR (problème des 9 points, calendrier des événements agréables et désagréable …)

 

Ceci nous permet de voir notre situation dans la vie plus clairement et, du coup, d'influencer le niveau de stress associé à nos réactions habituelles dans les situations difficiles.

 

Il peut donc être particulièrement utile de garder à l'esprit d'instant en instant que ce ne sont pas tant les éléments stressants de notre vie, mais la façon dont nous les voyons et ce que nous en faisons, qui déterminent le degré auquel nous sommes à leur merci. Si nous parvenons à changer notre façon de voir, nous pouvons changer notre façon de répondre.

 

Et petit à petit, nous nous re-connectons ainsi à nos ressources, à notre paix intérieure

et peut être ainsi, contribuons à changer le monde !