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Participation libre et/ou consciente ... De quoi parle t-on ?

 

De plus en plus souvent, certains prestataires de services intervenant dans le domaine social ou des nouvelles économies ne fixent pas de prix pour leurs services mais demande une participation libre et/ou consciente.

 

C’est ce que j’ai décidé de faire pour les méditations hebdomadaires que je guide tous les lundis matin.

La participation consciente, telle que je la propose

Principe

La participation consciente est la valorisation en euros de la prestation réalisée et reçue, en fonction de ce qui est ressenti comme “juste” et des possibilités de chacun.

Elle ouvre donc un questionnement sur notre rapport à l’argent et notre façon d’échanger nos richesses.

 

Cette forme de rémunération ou de paiement nécessite de la conscience autant pour être proposée que pratiquée.

En effet, il s’agit de trouver le juste milieu entre :

- donner : le prestataire ou l’instructeur donne de son temps, pratique ses compétences ; la personne qui les reçoit donne de son argent

- et recevoir: le prestataire ou l’instructeur reçoit l’argent, le pratiquant a reçu un enseignement, un moment d’échange, une guidance …

 

Cette forme de rémunération respecte aussi les moyens de chacun et permet à tous d’avoir accès à une pratique pour prendre soin de soi (et des autres !).

 

C’est l’équilibre de nos possibilités qui me permettent d’assurer ces rendez vous hebdomadaires pour le bénéfice de tous.

Plus concrètement

La participation libre n'est pas synonyme de gratuité*, mais plutôt de liberté de donner en fonction de ce qui a été reçu et en fonction de ces moyens, tout en ayant en tête la qualification, le temps de préparation et les frais de fonctionnement du prestataire.

Ainsi, chacun peut se positionner en fonction de ses connaissances, de ce qu'il a reçu, de ses capacités financières, de la qualité de la prestation ... et de son cœur !

Pour certains donner 2 € sera beaucoup et pour d'autres donner 20 € ne les privera de rien ...

 

A titre de réflexion, je vous soumets cette « échelle du bienfait » que j’ai trouvé sur internet, afin d'évaluer quelle participation vous pouvez remettre pour un rendez-vous hebdomadaire de méditation guidée suivi d’un temps de questions-réponses :

 

· C'était nul, je n'ai pris aucun plaisir : 0 €

· J'ai ressenti un bienfait semblable à celui ressenti en mangeant un pain au chocolat : 3 minutes de plaisir pour 1,50 €

· J'ai ressenti un bienfait semblable à celui reçu en sirotant une boisson à la terrasse d’une brasserie : une demi-heure de détente pour 5 à 8 €

· J'ai ressenti un bienfait semblable à celui reçu en allant à un cours collectif de qi-gong, un atelier de relaxation … pour 10 à 15 €

· J'ai ressenti un bienfait semblable à celui reçu lors d'un soin des mains ou d’un massage assis : 30 minutes de bien-être pour 25 à 30 €

· J'ai ressenti un plaisir semblable à celui reçu en achetant une paire de chaussures à la mode : 150 € pour un moment jouissif !

* “Cette gratuité là qui nous enchante ou nous arrange a un coût : il est exorbitant, probablement terrifiant. Il concerne autant la destruction illimitée de la nature que le droit des gens à travailler dignement.”

Télérama n°2884 du 23/04/2005, Le vrai prix de la gratuité

A quel moment participer ?

Au vu de ce qui précède, il y a de fortes chances que vous vous décidiez à participer après les séances de méditation …

Si vous avez assisté à une séance “pour voir”, c’est logique.

 

Et si vous décidez d’assister régulièrement aux séances hebdomadaire parce que vous en tirez un bénéfice, vous pouvez décider de verser votre contribution à la fin de chaque mois, ou de verser l’équivalent de 5 ou 10 séances si “acheter un pack” a plus de sens pour vous.

Transparence

En tout état de cause, je ferai un bilan à la fin de l’année et vous communiquerai des chiffres aussi bien en terme de participants, de nombres de méditations guidées, de fourchettes de participation financière et de leur moyenne.

Pour en savoir plus sur la participation consciente en général

La participation consciente est un modèle économique mis en place par l’Université du Nous dans le domaine de nouvelles formes d’économies (économie du don, du partage, collaborative…).

 

Voilà ce que Lydia Pizzoglio, sa co-fondatrice, en dit :

 

“La Participation Consciente, sa définition, ses règles

La Participation Consciente est le prix, le paiement des séminaires « les Ateliers du Nous » que proposent l’Université du Nous depuis bientôt 10 ans. Elle a des règles précises que nous donnons en amont aux participant·e·s :

« C’est la somme en euro que vous donnerez en conscience pour ce que vous avez vécu et en fonction du soutien que vous souhaitez apporter à l’organisation pour son développement. »

Elle fait toujours l’objet d’un temps d’explication et de partage en début d’expérience.

Elle est obligatoire et en euros.

La remise se fait à la fin du séminaire de façon non-anonyme sans justification de la somme donnée ...

 

Participation Consciente et Reliance collective

… En changeant la règle habituelle, le ou la participant·e est amené·e à décider lui ou elle-même du montant à donner.

De nombreuses questions viennent : Quelle est la valeur de ce qu’elle ou il a reçu ? Quelle participation a t’il-elle envie de donner au-delà du séminaire vécu ? Comment peut-elle ou il soutenir ce mouvement de transformation ? Comment financer ce qu’il ou elle souhaite voir advenir dans notre futur commun ?

L’idée est bien de nous interroger individuellement et collectivement sur notre manière de contribuer au monde.

Quand je contribue, je contribue pour moi, et pour toute·s ceux et celles que je ne connais pas et qui pourront elles et eux aussi expérimenter, se former, aller plus loin, dans cette idée de faire bouger les lignes sociétales.

Elle permet ainsi une forme de reliance collective, un chemin commun. Des centaines, des milliers de personnes ont et vivront cette expérience d’un faire ensemble autrement.

 

Pouvoir d’agir et conclusion

Proposer ce type de paiement pour une organisation et accepter de vivre la participation consciente en tant de participant, c’est peut-être vivre une forme de partenariat, un chemin évolutif commun. Il faut un peu de courage pour les deux parties prenantes. C’est une tentative d’assumer sa souveraineté, son propre pouvoir d’action, et d’agissement.

Tout comme la gouvernance partagée nous propose de sauter d’une montagne à l’autre en acceptant l’inconnu, le vide, le non contrôle…pour trouver une autre voie possible …"