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Que faire quand on a vraiment, vraiment pas le temps de méditer …

 

Dans nos vies très remplies, il est parfois difficile de dégager du temps pour méditer.

Arriver à faire rentrer une séance de méditation dans un agenda déjà plein peut parfois être impossible et voire devenir anxiogène : encore une chose qui s’ajoute à une liste de choses à faire déjà bien longue ...

 

Pratiquer la pleine conscience ne doit pas devenir une injonction au bien-être, une source de stress supplémentaire !

Si la lecture de ces quelques lignes vous interpelle, ce qui suit peut vous intéresser.

Trouver 10 minutes par jour

Dix minutes par jour de méditation peuvent déjà suffire pour en ressentir les bienfaits : qualité de présence, discernement, faculté de concentration, lâcher-prise … Ce peut être un bon moyen pour commencer à mettre en place une routine de méditation que l'on peut tenir dans la durée pour commencer à goûter aux bienfaits de la pleine conscience.

Car comme en sport, il vaut mieux 10 minutes  tous les jours, plutôt qu'une heure d'affilé le dimanche.

 

Quand on sait combien de temps nous passons par jour devant la télévision ou les réseaux sociaux, on peut se dire que, peut-être, on pourrait ré-allouer une petite partie de ce temps à la méditation.

 

Et on peut également se dire que si 10 minutes dans la semaine sont possibles, on peut faire 15 ou 20 minutes le week-end !

Cette répartition peut être un bon « compromis ».

Si on n'a vraiment pas 10 minutes

Si la journée est telle que l’on n’a même pas 10 minutes à soi, soit parce que l’on est en formation ou que les réunions et rendez-vous s’enchainent non-stop, nous avons encore deux options pour mettre un peu de pratique formelle dans nos journées.

Pratiquer la marche en pleine conscience

Nous pouvons nous souvenir, au long de journées où tout s’enchaine, que nous pouvons toujours pratiquer la méditation lorsque nous marchons : lorsque nous allons à notre moyen de transport, lorsque nous en sortons, lorsque nous allons à notre bureau, à une autre salle de réunion, à la cantine, à la photocopieuse, aux toilettes …

 

Chaque fois que nous marchons, nous pouvons nous souvenir de ralentir un peu (si c’est possible) et d’amener notre attention à nos pieds, aux sensations du déroulé de la marche dans nos pieds, du contact sur le sol … ou bien à tout notre corps en mouvement, à la respiration …

Je vous en dis plus sur la marche en pleine conscience dans un précédent article de blog.

Faire des mouvements en pleine conscience

Lorsque, durant ces journées où tout s'enchaine, on se trouve assis sur une chaise, on peut effectuer quelques étirements en pleine conscience : lever les bras et les étirer à l’horizontal, à la verticale, faire des mouvements de rotation avec la tête, les épaules, se pencher d’un côté puis de l’autre, étirer les jambes …

Ces mouvements peuvent tout à fait être réalisés au bureau, dans un open-space, en salle de réunion.

Outre le fait qu’ils amènent du mouvement et la détente dans une journée rythmée, ils peuvent être l’occasion d’un exercice de pleine conscience : on porte l’attention aux parties du corps que l’on fait bouger, avec curiosité, en étant attentif aux ressentis qui apparaissent lors des mouvements, aux endroits où ça se passe, aux tensions, aux relâchements, aux craquements dans les articulations …

On peut également prêter attention à la respiration ou effectuer ces quelques mouvements au rythme de la respiration …

On peut aussi amener de la pleine conscience à des activités quotidiennes

A défaut de pouvoir consacrer du temps à l’entrainement à la pleine conscience durant des moments de méditation ou de pratiques formelles, on peut toujours apporter des périodes de pleine conscience tout au long la journée.

  • Au réveil, avant de se lever : prendre quelques inspirations conscientes, ressentir le contact des draps
  • Au moment où on se lève : s’étirer et porter notre attention à notre corps qui se lève
  • Sous la douche : ressentir l’eau qui coule sur notre peau (plutôt que d’être déjà en réunion … mentalement)
  • S’habiller en portant notre attention sur les mouvements que l’on fait pour mettre nos vêtements : les équilibres, les jeux de bras …
  • Au petit déjeuner : prendre la première gorgée de café, thé, jus de fruits en pleine conscience
  • Se brosser les dents en pleine conscience
  • Ouvrir et refermer les portes en pleine conscience 
  • Débarrasser la table du dîner et la nettoyer en pleine conscience des gestes effectués
  • Faire la vaisselle en y mettant toute notre attention
  • Sortir les poubelles en y portant toute notre conscience
  • Lire un livre aux enfants au moment du coucher en étant pleinement concentré sur l’histoire que l'on lit, en ressentant la chaleur de leur contact contre nous
  • Rentrer dans son lit en pleine conscience comme on l’a fait en en sortant : en prenant quelques respirations conscientes une fois allongé, en ressentant notre corps qui s’enfonce dans le matelas ...

Bref … Nous avons la possibilité de mettre de la pleine conscience dans toute notre journée, dans tous les actes que nous accomplissons.

 

On peut, quand on sait qu’on n’aura pas le temps de méditer même 10 minutes dans une journée, se dire qu’on va mettre de la pleine conscience sur une ou deux activités en particulier, comme chaque fois qu’on se saisira de notre gourde pour boire quelques gorgées d’eau … pour permettre à la pleine conscience d’infuser tout au long de notre journée et en ressentir les effets bénéfiques qu’elle peut nous apporter.

 

C’est d’ailleurs dans cet esprit que je propose régulièrement sur les réseaux sociaux (dans ce blog, sur Facebook et Instagram) des « petites pratiques » à faire pendant la semaine : pour ne pas réserver la pleine conscience aux seules séances de méditation mais de la distiller tout au long de la journée, pour se re-connecter régulièrement à nous-même, à nos ressources et au monde qui nous entoure !

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