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Fondement de la pleine conscience n°6 : l'acceptation

 

Bien souvent, dans notre vie passée à être en mode pilotage automatique on voudrait que les choses soient différentes de ce qu’elles sont, on voudrait que ce soit autrement. Et on se met alors en tension vers cet “autrement” pensant qu’une fois qu’on l’aura atteint, on trouvera enfin l’apaisement. 

Vrai ... parfois, faux ... bien souvent !

 

La pleine conscience nous apprend à suspendre notre mode pilotage automatique un instant pour ne plus être en mode “réaction” et adopter une réponse plus adaptée.

C’est dans ce moment de suspension que l’acceptation  a lieu.

 

L’acceptation ne veut pas dire que l’on approuve ou que l’on aime ce qui nous arrive.

Cela veut dire qu’on reconnaît que c’est là.

On n’ignore pas, on ne repousse pas, parce que c’est déjà là. 

 

Si le matin on ouvre les rideaux et qu’on voit qu’il pleut, l’acceptation consiste à constater qu’il peut, même si l’on n’aime pas bien la pluie. En revanche, on ne fulmine pas en disant qu’on préfèrerait qu’il fasse beau et on s’abstient de nourrir notre déception parce qu’elle ne permet pas de changer la météo !

L’acceptation ne veut pas dire que l’on se résigne et que l’on devient passif.

L’acceptation ne signifie pas que l'on renonce à agir

Elle nous permet simplement de prendre un temps de discernement. Elle ouvre un espace au sein lequel on peut réfléchir.

 

Pour reprendre l’exemple précédent, quand on s’aperçoit qu’il pleut alors qu’on voulait qu’il fasse beau, on peut, grâce à l’acceptation se demander comment tirer partie de la météo : ça peut être en se disant qu’on va enfin pouvoir enfin finir le puzzle commencé il y a plusieurs semaines, que c’est l’occasion de télécharger les chansons de “Singing in the rain” pour les écouter sur le chemin du travail, ou tout simplement se réjouir qu’on n’aura pas à arroser le jardin !

 

En d’autres termes, l’acceptation veut dire qu’on reconnaît ce qui est là, sans repousser ou se laisser submerger, et qu'à partir de ce qui est là, on peut prendre une décision d’action … ou pas !

L’acceptation concerne bien entendu le monde extérieur mais elle doit surtout commencer par nous-même.

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