Commencer et finir une méditation

bien finir une méditation

 

Méditer est un temps que l'on prend pour ralentir ou s'arrêter et "être" dans le moment présent plutôt que dans le passé, le futur ou tout autre virtualité mentale !

Ainsi, quand on médite, on arrête de "faire" ... pour simplement "être".

 

Pour éviter que la méditation ne soit quelque chose que l'on "fait" du même ordre que toutes nos activités que nous enchainons durant nos journées, il me semble important d'apporter de l'attention à la façon dont on commence et dont on finit une méditation : plutôt que de s'asseoir, de méditer et de se relever pour reprendre autre chose, je vous propose de devenir présent.e à ce temps où l'on "arrive" en méditation et ce temps où l'on"repart".

 

Commencer la méditation

C'est quand on se dit que l'on va aller méditer, on peut déjà commencer à laisser de côté nos préoccupations du moment (on les reprendra après !) et à porter notre attention à ce rituel de préparation à la méditation :

 

. se fixer un temps de méditation

On décide du temps qu'on s'octroie, on règle un minuteur pour ne pas avoir à vous soucier du temps qui passe en se félicitant, voire se réjouissant, de ce moment que l'on s'accorde rien que pour soi.

 

. s'installer

On prend le temps de s'installer, d'ajuster la posture des jambes, des mains ... de manière suffisamment confortable pour tenir durant le temps que l'on s'impartit sans devoir constamment bouger. On peut aussi prendre le temps de faire quelques mouvements ou étirements là où ça peut être utile.

On peut alors ressentir l'immobilité qui progressivement s'installe, la détente qui peut se faire là où la tension n'est pas nécessaire.

 

. se donner une intention

Et puis on décide de ce sur quoi ou comment on va porter son attention durant la méditation : on peut se dire qu'on va être présent.e à la respiration, ou aux sons, ou bien que l'on va porter notre attention avec bienveillance à notre expérience.

En faisant cela, on se donne plus de chances de s'apercevoir rapidement quand son attention est partie "ailleurs" et plus de chance de revenir à ce quoi on a décidé de porter son attention.

 

Finir la méditation

 Plutôt que de bondir de sa chaise ou de son coussin dès que le minuteur annonce la fin de la méditation et de repartir dans ses activités du jour, il peut être intéressant de porter son attention à la façon dont on transitionne de la méditation à autre chose … et de voir si, de cette manière, on peut emmener avec soi un petit peu de cette pleine conscience établie durant la pratique.

Pour cela, je vous propose de :

 

. écouter le signal sonore du minuteur jusque la fin

L’intention est alors percevoir les sons émis par le tintement jusqu’au bout, jusqu’au moment où plus aucune vibration n’arrive à ses oreilles. On reste dans la pleine écoute de ces sons.

 

. élargir son champ d'attention

L’écoute des sons du minuteur peut être un premier pas vers l’élargissement de l'attention à tout ce qui nous entoure : l’air autour de soi, l'univers sonore dans sa totalité …

On peut alors ouvrir les yeux en accueillant  tout ce qui se présente dans son champ de vision, comme on a accueilli les sons : des formes, des couleurs, des espaces …

 

. avoir de la gratitude

On peut ensuite prendre quelques secondes pour ressentir de la gratitude, de la reconnaissance, envers quelque chose en relation avec la méditation : gratitude envers soi-même pour avoir pris ce temps pour méditer, reconnaissance pour ce rayon de soleil qu'on a ressenti durant la pratique et qui a réchauffé une partie du corps, reconnaissance à cette tension qu'on a détectée et qui nous rappelle qu'on doit prendre soin de s’étirer  plus souvent ou autre chose …

 

. bouger en pleine conscience

 Vient ensuite le moment de se remettre en mouvement.

La proposition est de garder sa pleine conscience aux mouvements qu'on fait : se relever de son assise, sortir de sa posture pour se remettre en mouvement, tendre les bras pour rouvrir son ordinateur, tendre la main pour ouvrir une porte …

En d’autres termes, ne pas retourner tout de suite dans la précipitation, dans la succession des tâches à effectuer.

S’accorder un temps de transition, comme on prend le temps de s'installer quand on commence une méditation.

 

. rester encore un peu en silence

En même temps qu'on reprend tranquillement ses activités, on peut rester quelques instants encore dans le silence qui a pu s’installer durant la méditation : silence de nos mots, mais également silence de l'esprit (tout relatif, bien sûr !) en ne reprenant pas tout de suite son activité mentale, en ne se remettant pas tout de suite en mode « pilotage automatique »

Rester dans la pleine conscience établie durant la méditation jusque dans la sortie progressive.

 

. reprendre nos activités

Enfin on repart dans ses activités tout en ayant l’intention de revenir tout au long de sa journée à cette pleine conscience dans laquelle on s'est installé un temps, de prendre le temps de ressentir régulièrement la respiration, la corps, de percevoir ce qui nous entoure … de revenir régulièrement à soi-même, au moment présent.

 

« Ce que nous appelons le début est souvent la fin. Et achever quelque chose, c'est commencer autre chose.

La fin, c'est là d'où nous débutons. » - Thomas Stearns Eliot

 

 

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Commentaires: 1
  • #1

    Brice (mardi, 31 décembre 2019 16:22)

    Merci Marianne pour ces précieuses recommandations qui nous invitent à sortir progressivement de nos méditations pour prolonger les tout au long de nos journées ces temps que nous nous accordons et pleinement vivre les moments présents.