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Les trois obstacles les plus fréquents quand on commence à méditer (et comment les surmonter !)

 

Quand on commence la méditation, on a tendance à idéaliser cette pratique et à se dire : "en méditant, je vais être zen, je vais faire le vide, je vais être détendu.e …"

 

Et puis survient la réalité : les pensées, l’agitation, l’impatience, l’endormissement … et nous voilà déjà debout, entrain de nous remettre au travail, d’envoyer un message … en nous disant "j’y arrive pas", "la méditation, c’est pas pour moi" … (cf. une vidéo humoristique de Topito sur le sujet !).
Et c’est dommage car, comme tout apprentissage ou pratique sportive, les bénéfices de la méditation ne sont pas immédiats.

Alors comment faire pour persévérer et surmonter les obstacles les plus fréquent ?

Les pensées (les jugements, les doutes ... entre autres !)

Beaucoup de fausses idées circulent sur la méditation, notamment celle qui consiste à considérer qu’elle permettrait d’arrêter de penser.
Or, notre esprit produit des pensées, c’est son job, tout comme notre cœur bat … qu’on le veuille ou non, que l’on médite ou non.


Alors puisque nous ne pouvons empêcher les pensées de surgir, la pratique de la méditation consiste à les accueillir, les observer et à les laisser passer : à ne pas les suivre, à ne pas tomber dans l'histoire qu'elles racontent. Un peu comme lorsqu'on est au cinéma et qu'on regarde le film se dérouler sur l'écran, sans pour autant rentrer dedans !


Au fur et à mesure de la pratique, nous développons notre capacité à repérer, identifier notre flot de pensées sans jugement et de s’en détacher … d’observer ce phénomène de bavardage mental et de nous entrainer à d'avantage de recul. 

L'agitation

Avouons-le, il est peut être difficile de rester assis pendant une période de temps plus ou moins longue en méditation alors que nous rencontrons l’agitation.
Il peut s’agir d’agitation mentale, émotionnelle et même physique.

 

Lorsque l’agitation et l’impatience sont là, inutile de les nier et de les repousser, parce qu’elles sont déjà là !
La meilleure manière est de faire face à l’expérience, de ne pas la condamner à disparaître, mais bien de la traverser ou encore de dialoguer avec elle.
Pour savoir comment, reportez vous à mon post précédent sur l’agitation et l’impatience.

L'endormissement

C'est un écueil fréquent, puisque quand on ne fait rien, le risque est évidemment de s’endormir ou de se laisser entrainer dans un état mental brumeux !

Cela peut être le signe d’un manque de sommeil dont il faut prendre soin en se couchant plus tôt ou en faisant une sieste !

Mais en attendant, durant la méditation, on peut

- ouvrir les yeux,

- redresser sa posture

- ou prendre quelques inspirations plus marquées

pour refaire circuler un peu d’énergie et redevenir présent.


Et au fur et à mesure que l’on pratique, on commence à repérer plus tôt les signes de l’endormissement (comme des images bizarres qui émergent, la tête qui commence à vaciller …) et de pouvoir ainsi décider de rester éveiller plutôt que de nous laisser aller.

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