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Le système nerveux autonome et la pleine conscience

Pleine conscience - Système nerveux autonome

 

Votre corps a un pilote automatique. Et il n'est pas toujours votre allié.

 

Quand une échéance approche, qu'une tension surgit, qu'une mauvaise nouvelle arrive ... quelque chose se met en route dans votre corps, bien avant que vous ayez eu le temps d'y réfléchir.

C'est le système nerveux autonome (SNA)

 

Il gouverne en arrière-plan tout ce que vous ne contrôlez pas consciemment : rythme cardiaque, pression artérielle, respiration, digestion. Et il fonctionne un peu comme une pédale d'accélérateur et une pédale de frein.

 

⬆️ D'un côté, l'accélérateur ou la branche sympathique du SNA.

Elle vous prépare à l'action face à une menace : le coeur s'emballe, les muscles se tendent, l'attention se focalise. C'est utile. C'est même vital.

 

⬇️ De l'autre, le frein ou la branche parasympathique du SNA.

Elle favorise le repos, la récupération, la digestion. Elle vous ramène au calme quand le danger est passé.

 

Le problème dans nos vies contemporaines, c'est que l'accélérateur reste souvent enclenché. Même quand il n'y a plus de danger réel. Même la nuit.

Le mental, lui, ne fait pas la différence entre une menace physique et une pensée anxieuse. Une réunion redoutée, une liste de tâches interminable ... suffisent à maintenir le corps en état d'alerte.

 

C'est là qu'intervient la pleine conscience.

Et pas comme une simple technique de relaxation.

 

Lorsque l'on médite, plusieurs choses se produisent simultanément.

 

- D'abord, on ralentit et on porte l'attention sur quelque chose de concret : le souffle, les sensations physiques, le poids du corps sur le siège.

Ce faisant, on désengage le mental de ses boucles de pensées activatrices du stress.

 

- Ensuit, comme on ralentit et on permet à la respiration de s’apaiser.

Or, la fréquence et la profondeur de la respiration ont une influence directe sur le système nerveux parasympathique, avec des effets mesurables sur la variabilité de la fréquence cardiaque, un marqueur reconnu de la régulation du SNA. 

Des études sur le programme MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction), programme de référence d’apprentissage de la pleine conscience, ont documenté une amélioration du tonus parasympathique chez les participant·e·s, mesurée par ce même indicateur.

 

Mais la pleine conscience apporte quelque chose de plus, que d'autres techniques n'offrent pas de la même manière : la conscience de ce qui se passe.

Ce que l'on appelle l'intéroception, la capacité à percevoir finement l'état intérieur du corps, est au coeur de la pratique.

 

Plus cette perception est développée, plus on détecte tôt les signaux du stress, avant que l'activation ne déborde.

Et c'est justement cette conscience qui permet de retrouver cet état de calme plus vite, plus facilement, plus rapidement.

 

La méditation de pleine conscience ne calme pas uniquement pendant la séance. Avec la pratique régulière, elle recalibre le système.

Ce n'est pas de la métaphore. C'est de la neurophysiologie.

 

 

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