Nous avons souvent l’impression que nous pensons d’abord, puis que nous agissons. Et pourtant …
Les neurosciences montrent que très souvent, nous avons déjà commencé à agir avant que nous en ayons conscience. Nous sommes bien plus réactif.ve à ce qui nous arrive que nous le pensons.
C’est la raison pour laquelle nous nous trouvons parfois embarqué.e par le stress ou submergé.e par nos émotions sans que nous ayons le temps de faire autrement.
Heureusement, la pleine conscience peut changer les choses.
Les étapes de notre réactivité
1️⃣ Il y a toujours un point de départ au stress ou à une émotion : un stimulus.
Il peut être extérieur - une situation, une contrainte, une interaction - mais aussi intérieur - une pensée, une image mentale, un souvenir ou une anticipation.
2️⃣ À partir de de ce stimulus, une activation physiologique se met en place : tension, accélération du rythme cardiaque, agitation …
3️⃣ Puis apparaît une impulsion à l’action : se défendre, s’agiter, ruminer, éviter, s’échapper.
Une impulsion est souvent la trace d’une habitude.
Ce processus se déclenche souvent avant que nous ayons une pensée consciente à ce sujet.
Les études montrent en effet que l’impulsion à l’action est un événement neurophysiologique qui précède le moment où nous prenons conscience du désir d’agir : la pensée consciente n’est souvent qu’une prise de conscience tardive d’un processus déjà en route.
Mais la pleine conscience nous permet de détecter plus tôt ces impulsions nous donnant ainsi un choix réel dans ce qui suit.
Ce que la pleine conscience change dans notre manière de réagir
La pleine conscience n’empêche pas le stress ou les émotions d’apparaître.
Elle agit en nous aidant à reconnaître plus tôt les signaux corporels et les impulsions automatiques :
- une contraction dans la mâchoire,
- une tension dans les doigts ou les jambes (prêtes à bouger),
- une montée d’énergie,
- une agitation dans le ventre,
- une chaleur au visage,
- une image mentale très rapide,
- une phrase automatique de type « vas-y », « dis quelque chose », « fais-le », « réponds ».
Pouvoir prendre conscience en amont de ces marqueurs corporels est un immense levier d’autonomie.
Les études en imagerie cérébrale montrent d’ailleurs qu’avec la pratique, la réactivité diminue et les capacités de régulation augmentent (notamment au niveau des régions préfrontales).
C’est ici que se situe la liberté intérieure.
Exemple : l’impulsion de vérifier son téléphone
Stimulus : une seconde d’ennui, une difficulté passagère
Impulsion : légère tension dans la main + impatience
- Sans pleine conscience → on attrape le téléphone
- Avec pleine conscience → on reconnaît : « Ah, une impulsion », on respire, on laisse passer, et on décide de ne rien faire ou pas !
On dit ainsi que la pratique de la pleine conscience permet de passer du mode “réaction” (automatique) au mode “réponse” (plus réfléchie et ajustée).
👉 Le programme MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction) a précisément été conçu pour développer cette capacité :
répondre plutôt que réagir et ainsi réduire le stress, mieux réguler les émotions et retrouver une stabilité intérieure durable.
Si ce que vous venez de lire vous interpelle/intéresse et vous souhaitez :
- en savoir plus sur le programmes MBSR,
- expérimenter la méditation de pleine conscience,
- poser des questions,
participez à une des séances découverte que j’organise régulièrement en ligne (via
Zoom).
Elles sont gratuites et sans engagement.


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