Peut-on méditer dans le métro et autres transports en commun ?

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Peut-on méditer dans le métro et autres transports en commun ?

Voilà une question que l'on me pose souvent et à laquelle je réponds "oui" ! Si, si, on peut méditer dans le métro, le bus, le tramway, tout comme on peut lire ou consulter son smartphone (ça n'a  juste pas le même objectif !).

 

Encore faut-il ne pas se méprendre sur ce qu'est la méditation. La méditation n'est pas une activité que l'on fait dans des endroits reculés, silencieux, ou inspirant. Auquel cas on ne pourrait effectivement pas pratiquer dans les transports en commun !

 

 

 

La méditation est une période d'entrainement de l'attention, ni plus, ni moins.

La méditation de pleine conscience (type de méditation contemporaine très répandue et celle que j'enseigne) est un entrainement à porter notre attention sur toute notre expérience telle qu'elle se déroule, moment après moment.

 

Et donc comme on peut amener son attention  à un livre, à ses messages sur son smartphone, dans le métro on peut amener notre attention à notre expérience du moment présent dans n'importe quel endroit où l'on se trouve ... (pour peut qu'on n'ait pas à porter notre attention à une autre activité, comme la conduite !).

 

 

Alors concrètement, sur quoi porter notre attention lorsqu'on souhaite méditer dans les transports ?

A quelle type d'expérience peut-on devenir attenti.f.ve  quand on est dans le bus, le train, le tram ... ?

 

On peut déjà commencer par porter l’attention aux sensations ressenties dans notre corps :

  • quand on est debout : on porte l’attention sur le contact des pieds au sol, notre position verticale, par exemple ;
  • quand on est assis : on porte l’attention sur le contact des parties du corps avec le siège, comme l’arrière des cuisses, le dos …

On peut ensuite porter l’attention à tous les mouvements du corps dus aux accélérations, freinages, virages du mode de transport dans lequel on se trouve.

 

On peut également ressentir les sensations de notre respiration qui va et qui vient dans notre corps.

 

On peut enfin s’ouvrir à l’univers sonore dans lequel on se trouve : percevoir les bruits des conversations, les bruits que font les roues sur les rails ou les vibrations du véhicule dans lequel on se trouve.

Les bruits n'ont pas à être perçus comme des obstacles à la méditation, ils peuvent être l'objet même de nos méditations. On s'entraine à les percevoir sans réactivité, jusque pour ce qu'ils sont : des ondes mécaniques que nous pouvons percevoir grâce à notre organe de l'audition, l'oreille.

Et si vous vous posez encore des question sur comment méditer dans un environnement bruyant, je vous renvoie à l'article que j'ai écrit sur le sujet

 

 

Commencer progressivement

 

Il est vrai que quand on commence la méditation, il vaut mieux s'entrainer dans un endroit calme. Notre attention est moins attirée par tout tas de stimuli et nous pouvons nous entrainer alors plus facilement.

 

Avec le temps, on se familiarise avec les mouvements de notre attention, les productions de notre mental et on se laisse moins souvent embarqué.e. On devient alors capable de stabiliser notre attention sur notre expérience du moment présent, quelles que soient les circonstances (ou presque !).

 

On développe ainsi des capacités à se re-connecter régulièrement à nous-même, à s’offrir un moment de pleine conscience pour cultiver calme et discernement.

Ce qui est particulièrement utile quand on manque de temps pour une méditation formelle plus longue (voir mon article sur quoi faire quand on a vraiment pas le temps de méditer). 

 

 

A faire à l’aller, le matin, et au retour, le soir ...bien entendu !

 

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