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La méditation et les pensées

 

Beaucoup de fausses idées circulent sur la méditation, notamment celle qui consiste à considérer que la méditation permettrait d’arrêter de penser.

Or, notre esprit produit des pensées, c’est son job, tout comme notre cœur bat … qu’on le veuille ou non, que l’on médite ou non.

Mais alors que faire de ces pensées lorsque nous méditons ?

Puisque nous ne pouvons empêcher les pensées de surgir, la pratique de la méditation consiste à les accueillir, les observer sans jugement, avec bienveillance (tout juste, peut être, en notant leurs caractéristiques, leur contenu, leur nature agréable ou désagréable ou neutre).

Tout comme nous observons des nuages dans le ciel.


Et plus nous pratiquons, plus nous nous rendons compte que nos pensées ne sont que des phénomènes qui vont et viennent, apparaissent et disparaissent, que nous pouvons nous contenter de les observer sans nous y accrocher, sans nous rétracter autour d'elles … tout comme nous pouvons observer les sensations du souffle, du corps, les sons lors de notre pratique de méditation, ou tout comme nous pouvons observer les nuages passer dans le ciel allongé dans l'herbe ...

 

Nous pouvons prendre connaissance de nos pensées, des histoires qu'elles nous racontent, mais sans leur répondre !

Et ensuite (ou : à quoi ça sert) ?

La pleine conscience nous donc permet de repérer, d’identifier sans jugement notre flot de pensées et de s’en détacher … d’observer ce phénomène de bavardage mental et de nous entrainer à d'avantage de recul.

Nous développons ainsi notre capacité  à considérer nos pensées simplement comme des éléments de notre vie intérieure et non plus comme des vérités ou des obligations.


C’est cette observation qui va changer notre rapport à nos pensées : nous sortons du mode “pilotage automatique” (celui qui nous entraine de pensées en pensées, sur le chemin de la rumination) et pouvons alors choisir de voir les choses autrement, de choisir de remplacer les pensées qui émergent, de les laisser passer (ou de les suivre !) en pleine conscience.

 

Nous reprenons alors notre liberté en nous défaisant petit à petit de la tyrannie de nos pensées.

 

Nous nous reconnectons ainsi à nos ressources, à notre joie intérieure

et peut être ainsi, petit à petit, contribuons à changer le monde !