Quelle est la meilleure posture pour méditer ?

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Vous l'aurez peut-être compris, la meilleure posture pour méditer n'est pas forcément celle représentée sur la photo !

 

La meilleure posture n'est pas non plus celle qui consiste à être assis.e jambes croisées, en lotus, la face externe des mains posées sur les genoux avec le pouce et l’un des autres doigts repliés l’un contre l’autre. Et pourtant, c'est souvent à cette image que renvoient les médias lorsqu'ils souhaitent illustrer des articles sur la méditation*.

Pour ne rien arranger, beaucoup de salles de méditation ou d'endroits de retraite ne proposent que des assises au sol, sur des tapis ou coussins de méditation, aux participants.

 

Or, quand on médite, ce n'est pas tant la posture soit-disant "idéale" ou "meilleure" qui compte, c'est l'intention et la sincérité que l'on y met quand on s'installe pour pratiquer.

 

* mes posts de blog compris, en l'absence de photos représentant des méditants dans d'autres postures !

 

Le choix de la posture

Le mot d'ordre est d'adopter une posture de méditation juste, respectant le corps, sa morphologie, son histoire, son état du moment quand on commence à méditer.

Cela peut donc être une posture assise, debout ou allongée.

  • La posture assise

On peut méditer assis sur une chaise tout simplement. C’est une assise facile et confortables pour les occidentaux, à laquelle ils sont habitués, contrairement aux autres postures assises au sol.

Cela permet également de méditer facilement quand on est au bureau, ou dans tout autre endroit où l’on trouve une chaise !

  • La posture debout

On peut également méditer debout.

C'est une alternative intéressante quand l'assise est inconfortable. Cela permet également de pratiquer la méditation quand on est debout dans les transports en commun ou dans une file d’attente !

  • La posture allongée

La posture allongée est indiquée pour certaines pratiques formelles telles que le balayage corporel.

On peut également l’adopter quand la position assise ou debout sont trop douloureuses ou impossibles en fonction de son état physique.

Elle permet également de s'offrir du réconfort lorsqu'on en sent le besoin en permettant de s'abonner au soutien du sol. 

 

Pour en savoir plus sur toutes ces postures et la manière de les adapter, reporter vous à mon article plus complet sur les différentes postures de méditation de pleine conscience.

 

L'ajustement de la posture : un équilibre entre tension et détente

Quelle que soit la posture que l'on choisit, il faut garder à l’esprit que la méditation de pleine conscience a pour intention de développer notre capacité à être présent.e à notre expérience, instant après instant, avec curiosité, ouverture d'esprit.

La posture que l'on choisit pour sa pratique de méditation doit donc être en cohérence avec cette intention.

 

Ainsi, la posture doit permettre d’être alerte, éveillé.e, dans la conscience de l'expérience du moment, dans l’accueil de ce qui se déroule en soi et autour de soi.

 

Par conséquent, ce n’est pas une posture dans laquelle on se repose, dans laquelle on se relaxe, encore moins dans laquelle on s'endort systématiquement ! Exit les méditations "calé.e.s" au fond du canapé ou dans son lit sous la couette !

 

Ce n’est pas non plus une posture tendue ou une posture douloureuse. Car méditer demande d’être à l’aise, dans une position que l’on peut tenir sur la durée. Or, les tensions musculaires, les douleurs, créent inévitablement des tensions psychologiques pouvant rendre les périodes de méditation (très) désagréables, voire nous faire sortir de la pratique (et ne plus y retourner : si c'est pour systématiquement avoir mal, à quoi bon ?).

 

Par conséquent, l'intention doit être de privilégier une position qui, a priori, n’engendre pas de douleurs susceptibles de perturber notre pratique.

Et si cette position se révèle, au cours de la pratique, ne pas être tenable, nous avons toujours la possibilité de bouger pour l'adapter. Si l'on adopte une certaine immobilité pour être présent.e à notre expérience, nous n'avons pas à être figé.e, coincé.e dans une position sous peine de ne pas pratiquer correctement.

 

La méditation  est une pratique qui nous permet d'entrer en bienveillance avec nous-même : avec notre esprit,  avec notre corps !

 Il s’agit donc de trouver un juste équilibre entre la tension et la détente.

Pour cela, il faut faire en sorte que ce soit la structure osseuse du corps qui soutiennent le corps (quand on ne pratique pas la méditation allongée, auquel cas, c’est le sol qui nous soutient) et non les muscles, pour ne pas avoir à « tenir la posture ».

On doit s’y sentir bien et alerte.

 

Enfin, sachez que l’on peut également méditer en mouvements, comme par exemple en marchant. Dans ces cas-là, la question de la posture est différente : il s’agit plutôt DES postures et de leur enchainement …

Pour en savoir plus sur la méditation marchée, je vous renvoie à mon article sur la marche méditative.

 

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